Packard-Bentley Mavis

Le fait que nous hébergeons des curiosités motorisées très particulières est bien connu. Le fleuron de celles-ci est le véhicule expérimental BRUTUS. Un géant cylindré de 47 litres sur un châssis à transmission par chaîne de 1907. La machine infernale qui crache du feu, la Packard-Bentley « Mavis », l'accompagne depuis fin août 2019.

Ce n'est ni un véhicule de série, ni un prototype d'un constructeur automobile connu. Il s'agit de la création originale de l'ingénieur britannique Chris Williams, qui a suscité beaucoup d'enthousiasme lors de nombreux événements de voitures classiques depuis 2010. Cette marque maison, du nom du personnage féminin fictif Mavis Riley de la série télévisée « Coronation Street » des années 60/70, n'a rien d'une dame. Le châssis de huit litres de Bentley est entraîné par un moteur de torpilleur Packard 4M-2500 V-12, qui a été utilisé dans la marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a célébré des succès plus tard dans les compétitions de tracteur pulling sous le nom de « Snoopy I ». Fidèle à la devise « ne pas faire dans la demi-mesure », la bête consomme à pleine charge 15 litres de carburant. Par minute évidemment. Et quiconque pense que le plaisir de conduire est bref, se trompe. La « Mavis » héberge un réservoir de carburant d'une capacité de 200 litres. Le Britannique a travaillé pendant sept ans sur cette dame, comme l'appelle Chris Williams avec un clin d'œil, et il n'a presque installé que des pièces d'époque. « C'est la plus grosse perte de temps, d'argent et de compétence en ingénierie », admet-il en riant lui-même.

La pièce unique se trouve maintenant à côté du monstre cylindré BRUTUS, en tant que prêt permanent. Une fois par an, le deuxième week-end de mai, « Mavis » est autorisée à jouer de ses capacités au désormais légendaire BRAZZELTAG. Dès le départ, elle commence à rugir et à fumer. C'est ainsi qu'elle se prépare pour son entrée. Et on ne peut pas la rater. La force brutale s'entend déjà de loin. Dès que la voiture se lance, le sol tremble; elle crache du feu par ses 24 tuyaux d'échappement et ne laisse derrière que ruines et cendres. Les fans du BRAZZELTAG célèbrent l'entrée du Britanniques avec le chapeau melon et sa « Mavis ».